Plus de trafic, ou presque, entrant et sortant de Chine jeudi midi. Problème matériel pour certains, mis à jour ou bug de la grande muraille du web, les théories abondent. Mais beaucoup y voient un test du "bouton off" dont se serait doté Pékin.
Le collectif de cyber-activistes Anonymous revendique le piratage de centaines de sites chinois, dont plusieurs sites gouvernementaux, tandis qu'un hacker proche de Lulzsec dit avoir rendu public les documents d'une société du secteur militaire.
Le projet aura duré 46h. Avec dérision, l'artiste contestataire avait installé des webcams dans sa maison, proposant à « ceux qui l'aiment ou qui ne l'aiment pas » de guetter ses faits et gestes. Les autorités l'ont obligé à les débrancher.
L’Egypte de Moubarak avait coupé Internet au plus fort du soulèvement. La Chine a une approche plus ciblée : elle punit les réseaux sociaux qui ont diffusé des « rumeurs » en privant de commentaires les internautes pendant trois jours.